Les enseignants-chercheurs de l’Université de Pala observeront une grève d’avertissement de trois jours, du lundi 26 au mercredi 28 octobre 2026 inclus. La décision a été prise le samedi 24 octobre, à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue sur le campus de Zamadig.
Dans un communiqué de presse, la section de l’Université de Pala du Syndicat national des enseignants et chercheurs du supérieur (SYNECS) indique que cette décision intervient après l’évaluation d’un préavis de grève expiré depuis le 5 juin 2026 et l’examen approfondi de revendications restées, selon le syndicat, sans suite.
Les revendications portent notamment sur le paiement des heures supplémentaires effectuées au titre des années académiques 2023-2024 et 2024-2025, le règlement des frais liés aux commissions de recrutement pour les années 2024-2025, 2025-2026 et 2026-2027, ainsi que le versement des frais de jury de l’année académique 2025-2026.
Le syndicat réclame également le rétablissement et la garantie d’un accès régulier à l’électricité sur le campus de Zamadig. Il demande, par ailleurs, l’affiliation de l’Université de Pala à l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et au Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), ainsi que la mise à disposition d’une connexion Internet fiable et accessible.
Le SYNECS déplore ce qu’il qualifie de surdité de l’administration face à ces revendications. Selon le syndicat, les difficultés rencontrées affectent aussi bien les conditions de travail des enseignants-chercheurs que le bon fonctionnement de l’institution universitaire.
Cette grève d’avertissement vise à attirer l’attention des autorités compétentes sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations soulevées. La section syndicale réaffirme néanmoins sa disponibilité à participer à toute concertation constructive susceptible de favoriser un règlement diligent et satisfaisant des revendications.
Le syndicat prévient enfin qu’en l’absence d’avancées concrètes à l’issue de ces trois jours de grève, il se réserve le droit d’engager des actions syndicales de plus grande envergure, conformément aux dispositions légales.




