Afrique: À N’Djamena, Félix Tshisekedi fait de l’eau le moteur du développement africain

Face aux défis croissants du changement climatique et de la pression démographique, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a appelé les dirigeants africains à faire de l'eau un pilier des politiques de développement. Son intervention, prononcée mercredi à l'ouverture du Forum africain de l'eau à N'Djamena, a placé la coopération régionale, les investissements et l'innovation au cœur de la réponse aux défis hydriques du continent.

Face aux défis croissants du changement climatique et de la pression démographique, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a appelé les dirigeants africains à faire de l’eau un pilier des politiques de développement. Son intervention, prononcée mercredi à l’ouverture du Forum africain de l’eau à N’Djamena, a placé la coopération régionale, les investissements et l’innovation au cœur de la réponse aux défis hydriques du continent.

S’exprimant devant plusieurs chefs d’État, des responsables d’institutions régionales et internationales ainsi que des experts du secteur, le dirigeant congolais a défendu une vision selon laquelle l’eau ne constitue pas uniquement une ressource naturelle, mais un facteur déterminant de paix, de sécurité alimentaire, de santé publique et de croissance économique.

« La gestion de l’eau ne peut plus être envisagée de manière isolée ou fragmentée », a-t-il affirmé, plaidant pour une gouvernance concertée des bassins hydrographiques transfrontaliers. Il a notamment mis en avant le potentiel stratégique du bassin du Congo, présenté comme l’un des principaux patrimoines écologiques de la planète et un levier essentiel pour la résilience climatique de l’Afrique.

Pour relever les défis liés à l’accès à l’eau, Félix Tshisekedi a identifié trois priorités. La première consiste à renforcer la coopération entre les États partageant les mêmes ressources hydriques afin de prévenir les tensions et d’assurer une gestion durable. La deuxième porte sur l’accélération des investissements dans les infrastructures d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement, particulièrement dans les zones rurales où les besoins demeurent importants. Enfin, le chef de l’État congolais a insisté sur l’importance de l’innovation, appelant à promouvoir la recherche, le recyclage des eaux usées et les technologies intelligentes au service de l’irrigation agricole.

Le président de la RDC a également interpellé les partenaires techniques et financiers sur la nécessité de réduire l’écart entre les engagements internationaux et les financements effectivement mobilisés. Selon lui, l’Afrique, qui contribue faiblement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, supporte pourtant une part disproportionnée des conséquences de la crise climatique.

En clôturant son intervention, Félix Tshisekedi a rappelé que « l’eau est le pétrole du XXIᵉ siècle, mais contrairement au pétrole, elle est irremplaçable », invitant les États africains à considérer cette ressource comme un investissement stratégique pour les générations futures.

Organisé sous le thème « De la vision à l’action », le Forum africain de l’eau se poursuit à N’Djamena avec pour ambition de renforcer les engagements des gouvernements et des partenaires en faveur d’une gestion durable des ressources hydriques. Les recommandations attendues à l’issue des travaux devraient contribuer à orienter les politiques publiques africaines face aux défis de l’eau, du climat et du développement durable.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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