À travers une démarche mêlant mémoire, justice et reconstruction du tissu social, la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation a ouvert, le 7 mai 2026 à Berbérati, un atelier stratégique de trois jours destiné à renforcer son ancrage communautaire dans l’ouest de la République centrafricaine. Organisée avec l’appui logistique et financier de MINUSCA, cette rencontre réunit une trentaine d’acteurs issus des administrations publiques, du corps judiciaire, des organisations de la société civile et des communautés locales autour des enjeux liés à la quête de vérité et à la réparation des victimes des violences passées.
Durant les travaux, les participants sont appelés à approfondir leurs connaissances sur les techniques de collecte de données, l’écoute et l’accompagnement des victimes, ainsi que les mécanismes de collaboration avec la Commission, dans le strict respect des droits humains et de la confidentialité des témoignages recueillis. Une étape jugée essentielle par les organisateurs pour bâtir un réseau de relais crédibles capables de documenter les violations graves des droits de l’Homme perpétrées au fil des crises qui ont secoué le pays.
Prenant la parole à l’ouverture de l’atelier, Lydie Fernande Wiwili a rappelé la mission fondamentale confiée à la Commission : faire émerger la vérité afin de favoriser la justice, la réparation des victimes et la réconciliation nationale. Elle a insisté sur la nécessité de disposer d’acteurs compétents et dignes de confiance pour accompagner la CVJRR dans ses investigations auprès des populations affectées. « Nous voulons disposer de relais crédibles et compétents capables d’aider la Commission dans la recherche de la vérité et la collecte des preuves auprès des communautés », a-t-elle déclaré.
À travers cette initiative, la CVJRR affiche sa volonté de renforcer sa présence de proximité et d’impliquer davantage les communautés locales dans le processus de réconciliation. Dans une région marquée par les séquelles des conflits armés et les fractures sociales, cette stratégie participative apparaît comme un levier indispensable pour restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions, et jeter les bases d’une paix durable dans la région de l’Équateur.



