Centrafrique : huit ans après son lancement, le DDRR revendique près de 7 000 ex-combattants désarmés, mais suscite toujours le débat

Huit ans après le démarrage du programme de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR), les autorités centrafricaines mettent en avant des avancées dans la réduction de la circulation des armes et l'accompagnement des anciens combattants. Selon les données disponibles, 6 968 ex-combattants ont été désarmés et démobilisés depuis le lancement de cette initiative en 2018, un dispositif présenté comme l'un des principaux leviers de stabilisation du pays.

Huit ans après le démarrage du programme de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR), les autorités centrafricaines mettent en avant des avancées dans la réduction de la circulation des armes et l’accompagnement des anciens combattants. Selon les données disponibles, 6 968 ex-combattants ont été désarmés et démobilisés depuis le lancement de cette initiative en 2018, un dispositif présenté comme l’un des principaux leviers de stabilisation du pays.

Au fil de sa mise en œuvre, le programme a également permis de récupérer plusieurs centaines d’armes ainsi que des milliers de munitions de différents calibres. Pour le seul mois de juillet 2026, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) indique que 134 ex-combattants ont volontairement intégré le processus DDRR. Cette opération s’est traduite par la collecte de 88 armes, de plus de 6 800 munitions et de 26 roquettes, selon une note d’information publiée le 29 juillet.

À son lancement, le président Faustin-Archange Touadéra avait présenté ce programme comme un instrument essentiel pour réduire la prolifération des armes, favoriser la réinsertion des anciens combattants et consolider durablement la paix. En moyenne, près de 871 ex-combattants ont été désarmés chaque année depuis le début du processus.

Malgré ces résultats, le bilan reste sujet à controverse. Certains acteurs de la société civile estiment que les progrès demeurent insuffisants au regard des attentes et de l’ampleur du défi sécuritaire. Des responsables de l’opposition vont plus loin, accusant le programme d’avoir davantage profité à ses gestionnaires qu’à la consolidation de la paix.

À l’inverse, des proches de la présidence défendent les acquis du DDRR, soulignant que ces résultats ont été obtenus avec des ressources limitées et qu’ils constituent une étape importante vers la stabilisation du pays. Ils assurent que les efforts se poursuivront afin d’élargir le processus.Selon des sources de la communauté internationale, plus de 30 000 ex-combattants seraient encore concernés par le DDRR en République centrafricaine, illustrant l’ampleur du chantier qui reste à accomplir pour parvenir à une paix durable.

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