La nouvelle Assemblée nationale centrafricaine est désormais en place. Les 90 députés de la 8e législature ont été officiellement installés ce mardi dans l’hémicycle, lors d’une séance présidée par le doyen d’âge, Nali Mamadou Nestor, élu de Damara. Cette étape marque le démarrage effectif des travaux parlementaires pour la nouvelle mandature.
Conformément aux textes en vigueur, le député le plus âgé assure la présidence du bureau provisoire chargé de conduire les premières opérations d’organisation interne. À ses côtés, trois des plus jeunes élus ont été désignés comme secrétaires : Ndotiga Gadjo Cyrille (Batangafo 1), Senehorole Bruno (Bocaranga 3) et Pogola Abdoulaye Hassane (Nola 1).
Ce bureau transitoire dispose d’un délai de deux semaines, soit jusqu’au 18 mai prochain, pour mener à bien plusieurs missions essentielles. Il s’agira notamment de finaliser l’installation des députés, de procéder à l’élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale, mais aussi d’organiser la formation des groupes parlementaires et la mise en place des commissions permanentes.
Toutefois, la composition de ce bureau provisoire suscite déjà des interrogations. Aucune femme n’y figure, une absence qui relance le débat sur la représentation féminine dans les instances décisionnelles du pays. Dans un contexte où les appels à une meilleure inclusion des femmes dans la vie politique se multiplient, cette situation pourrait raviver les critiques des organisations de la société civile engagées en faveur de l’égalité de genre.
En attendant la mise en place du bureau définitif, les regards restent tournés vers les prochaines étapes de structuration du Parlement, déterminantes pour l’équilibre institutionnel et la qualité du débat démocratique en Centrafrique.



