Au-delà des déclarations politiques, le Forum africain de l’eau a mis en lumière un défi majeur : celui du financement des infrastructures hydrauliques sur le continent. Réunis lors d’une session de haut niveau à N’Djamena, des représentants d’institutions financières internationales, de banques multilatérales et du secteur privé ont plaidé pour une nouvelle dynamique de partenariat afin d’accélérer l’accès universel à une eau potable durable et résiliente.
Placée sous le thème « Le nouveau rôle des partenaires au développement, des institutions multilatérales et du secteur privé », cette rencontre a permis d’explorer les leviers nécessaires pour mobiliser des financements à grande échelle. Les participants ont souligné que les besoins du continent dépassent largement les ressources publiques disponibles, rendant indispensable une implication accrue des investisseurs privés et le recours à des mécanismes financiers innovants.
Les débats ont notamment porté sur l’augmentation des investissements dans le secteur de l’eau, la mise en œuvre de réformes favorisant un environnement plus attractif pour les capitaux privés, ainsi que le développement de modèles de financement capables de garantir la pérennité des infrastructures hydrauliques face aux effets du changement climatique.
À cette occasion, plusieurs institutions régionales et internationales ont renouvelé leur engagement en faveur du développement des infrastructures hydrauliques en Afrique. Parmi elles figuraient la CEMAC, la Banque de Développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), la Société financière internationale (SFI), l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la Banque européenne d’investissement (BEI) ainsi que le Fonds de l’OPEP pour le développement international.
Cette mobilisation des partenaires financiers traduit une prise de conscience grandissante : l’accès à l’eau constitue non seulement un enjeu de santé publique, mais aussi un levier stratégique pour la sécurité alimentaire, la résilience climatique, la croissance économique et la stabilité des États africains. Pour les participants, seule une alliance renforcée entre les pouvoirs publics, les institutions financières et le secteur privé permettra de combler le déficit d’investissements et de répondre durablement aux besoins des populations.




