Le journaliste Blaise Dariustone s’est élevé contre les prises de position de certains élus qu’il accuse de chercher à exonérer le président de la République de toute responsabilité dans les difficultés de gouvernance que traverse le Tchad. Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, il estime que cette démarche relève d’une tentative de manipulation de l’opinion publique.
Selon lui, le chef de l’État demeure le premier responsable de la conduite des affaires nationales en raison des pouvoirs que lui confèrent les institutions. Il rappelle notamment que le président nomme et révoque les membres du gouvernement ainsi que les principaux responsables de l’administration, ce qui, à ses yeux, engage directement sa responsabilité dans les résultats de l’action publique.
Blaise Dariustone considère également que les discours visant à attribuer les dysfonctionnements uniquement à l’entourage présidentiel masquent une réalité plus complexe. Il y voit l’expression de rivalités internes au sein de la majorité au pouvoir, où différentes factions chercheraient à renforcer leur influence politique et économique en rejetant la responsabilité sur d’autres acteurs.
Le journaliste soutient que ces critiques ne traduisent pas nécessairement une volonté de réformer la gouvernance, mais plutôt une compétition pour l’accès aux postes de responsabilité. « Chacun veut nuire à l’autre pour prendre sa place », affirme-t-il, estimant que cette logique s’apparente à une lutte d’intérêts plus qu’à une remise en question du système de gouvernance.
Cette sortie intervient dans un contexte où les débats sur la responsabilité des dirigeants dans la gestion des affaires publiques alimentent régulièrement les échanges au sein de la classe politique et sur les plateformes numériques au Tchad.




