Journée mondiale de la liberté de la presse : au Tchad, un plaidoyer pour sauver un droit fondamental

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la voix du consultant et journaliste tchadien Azoudoum Aweina Gédéon s’élève pour interpeller sur les défis structurels qui minent le paysage médiatique national. Dans une tribune engagée, il rappelle que la liberté de la presse ne saurait être une réalité tangible sans un accès effectif des citoyens à une information libre, fiable et non manipulée.

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la voix du consultant et journaliste tchadien Azoudoum Aweina Gédéon s’élève pour interpeller sur les défis structurels qui minent le paysage médiatique national. Dans une tribune engagée, il rappelle que la liberté de la presse ne saurait être une réalité tangible sans un accès effectif des citoyens à une information libre, fiable et non manipulée.

Pour l’auteur, la question dépasse le seul cadre des professionnels des médias. « L’information libre n’est pas le privilège des journalistes », insiste-t-il, soulignant qu’ils n’en sont que les dépositaires. Ce droit fondamental appartient avant tout aux citoyens, dont la liberté dépend intrinsèquement de leur capacité à accéder à des informations crédibles. À défaut, prévient-il, c’est l’ensemble des libertés publiques qui vacille.

Dans un contexte où la presse tchadienne fait face à de multiples pressions, Azoudoum Aweina Gédéon dresse un constat sans concession. Il pointe du doigt les dérives qui fragilisent le métier : mercenariat médiatique, manipulation de l’information, précarité économique des organes de presse, intimidations, montée de l’amateurisme et concurrence accrue des influenceurs. Autant de facteurs qui, selon lui, compromettent l’avenir d’un secteur pourtant essentiel à la vitalité démocratique.

Face à ces enjeux, le journaliste appelle à un sursaut collectif. Il exhorte ses confrères ainsi que les promoteurs de médias à dépasser le simple constat pour engager une réflexion approfondie sur l’avenir de la profession. Une introspection jugée urgente pour redonner à la presse ses lettres de noblesse et restaurer la confiance du public.

Dans cette dynamique, il interpelle également la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel, invitée à jouer pleinement son rôle de régulation et d’accompagnement afin de « sauver le meuble », en référence au système médiatique national en difficulté.

En cette journée symbolique, le message d’Azoudoum Aweina Gédéon résonne comme un appel à l’action. Car au-delà des discours, la consolidation de la liberté de la presse au Tchad passe par une volonté politique affirmée, un engagement éthique des professionnels et une mobilisation collective pour garantir aux citoyens un droit fondamental : celui d’être informés librement et en toute vérité.

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