Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a officiellement lancé, mardi 11 août 2026, les travaux de construction du nouveau boulevard Docteur Étienne Tshisekedi wa Mulumba, présenté comme un projet majeur de modernisation du réseau routier de Kinshasa. Longue de 2 020 mètres, cette nouvelle artère doit prolonger le boulevard Triomphal jusqu’à la place Bakayawu, dans la commune de Bandalungwa, en traversant le camp Lieutenant-Colonel Kokolo.
Selon le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, l’infrastructure sera aménagée sur huit voies de circulation et dotée de trottoirs, d’un dispositif moderne d’évacuation des eaux pluviales, d’un éclairage public, d’une signalisation complète et d’espaces verts. Au-delà de sa dimension symbolique, liée au nom de l’ancien opposant historique et figure de la démocratie congolaise Étienne Tshisekedi, le projet est présenté par les autorités comme une réponse aux difficultés persistantes de mobilité dans la capitale.
La nouvelle voie devrait notamment contribuer à réduire les embouteillages, améliorer la circulation des personnes et des marchandises et faciliter l’accès à plusieurs quartiers de Kinshasa. Pour les autorités provinciales, cette infrastructure pourrait également soutenir les activités économiques et accompagner l’extension urbaine de la mégapole congolaise.
La réalisation du chantier a été confiée à l’entreprise chinoise CR20. Son directeur général, Guo Zhuwei, a assuré que les travaux seraient conduits dans le respect des exigences de qualité et de sécurité, avec l’objectif d’ouvrir la route à la circulation dans un délai de douze mois. L’entreprise prévoit par ailleurs d’associer les autorités locales et les communautés riveraines au projet, notamment à travers des opportunités d’emploi et de formation professionnelle.
Avec ce chantier, Kinshasa entend ainsi renforcer progressivement ses infrastructures de transport et améliorer la mobilité urbaine, alors que la croissance démographique et l’intensification des activités économiques accentuent chaque jour la pression sur le réseau routier de la capitale.





