Le président du Conseil provincial du Ouaddaï, Youssouf Mahamat Youssouf, a présidé ce matin une réunion d’échanges avec la mission chargée de l’identification et de la priorisation des sites d’intervention du projet PASER1. La rencontre s’est tenue dans la salle de délibération du Conseil provincial, en présence des acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ce programme.
Cette réunion s’inscrit dans un contexte marqué par une vulnérabilité croissante du Tchad face aux effets des dérèglements climatiques. En effet, le pays fait face à une variabilité accrue des précipitations, à des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, ainsi qu’à des inondations récurrentes. À cela s’ajoute la dégradation progressive des terres, autant de facteurs qui aggravent les risques environnementaux, notamment dans les zones sahéliennes et sahariennes.

Plusieurs provinces sont particulièrement exposées à ces phénomènes. Il s’agit notamment du Ouaddaï, du Sila, du Wadi Fira, des Ennedi Est et Ennedi Ouest, ainsi que du Borkou, du Tibesti, du Bahr El Gazal et de la Batha. La capitale, N’Djamena, n’est pas épargnée par ces aléas climatiques.
Dans ces territoires déjà fragilisés, la pression accrue sur les ressources naturelles devient un enjeu majeur. L’accès à l’eau, aux terres cultivables et aux pâturages se complexifie, mettant en péril les moyens de subsistance des populations locales. Celles-ci dépendent en grande partie des activités agro-pastorales, aujourd’hui fortement affectées par les changements climatiques.
À travers cette rencontre, les autorités provinciales et les partenaires du projet PASER1 entendent mieux cibler les zones prioritaires d’intervention, afin de renforcer la résilience des communautés face aux impacts environnementaux et de promouvoir une gestion durable des ressources naturelles.




