La République démocratique du Congo (RDC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont réaffirmé leur engagement commun à contenir l’épidémie de maladie à virus Ebola causée par la souche Bundibugyo, qui touche actuellement plusieurs zones de santé dans l’est du pays. Cette position a été exprimée dans une déclaration conjointe publiée à l’issue d’une mission de haut niveau menée à Bunia, dans la province de l’Ituri.
Selon le communiqué, la situation sanitaire demeure préoccupante avec l’apparition de cas et de décès signalés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Face à cette évolution, les autorités congolaises, avec l’appui de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux, ont intensifié les opérations de surveillance épidémiologique, de diagnostic en laboratoire, de prévention et de contrôle des infections ainsi que la prise en charge des personnes affectées.
Les responsables de la santé mettent également l’accent sur la recherche active des cas et le suivi des contacts afin de rompre rapidement les chaînes de transmission. La réponse en cours s’appuie sur une coordination multisectorielle associant les autorités nationales et provinciales, les agences des Nations unies, Africa CDC ainsi que diverses organisations humanitaires.
La déclaration souligne par ailleurs le rôle déterminant des communautés dans la maîtrise de l’épidémie. Les autorités et leurs partenaires multiplient les échanges avec les leaders communautaires, les organisations de femmes et de jeunes, les responsables religieux et les acteurs du secteur privé afin de renforcer l’adhésion des populations aux mesures sanitaires et de favoriser des réponses adaptées aux réalités locales.
L’un des défis majeurs identifiés concerne la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin homologué ni traitement spécifique approuvé n’est actuellement disponible. Malgré cette contrainte, les mesures classiques de santé publique demeurent efficaces pour limiter la propagation du virus et améliorer les chances de survie des malades. Des travaux sont également en cours pour accélérer les essais cliniques de vaccins et de traitements candidats.
Les autorités insistent sur la nécessité de renforcer la détection précoce des cas, l’isolement rapide des personnes infectées, le suivi rigoureux des contacts et l’organisation d’enterrements sécurisés. Elles appellent également les populations à adopter des comportements préventifs tels que le lavage régulier des mains, le recours rapide aux structures sanitaires en cas de symptômes et le partage d’informations fiables.
Fort de son expérience acquise lors des précédentes épidémies d’Ebola, le pays entend mobiliser l’ensemble de ses ressources pour contenir cette nouvelle flambée. Le gouvernement congolais et ses partenaires internationaux ont réaffirmé leur détermination à poursuivre une action coordonnée afin de protéger les populations, interrompre la transmission du virus et renforcer durablement la sécurité sanitaire dans la région.



