La Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) hausse le ton face à la multiplication des contenus trompeurs diffusés sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué publié ce lundi, l’organe de régulation dénonce la recrudescence de pratiques qui alimentent le désordre informationnel, notamment à travers des pages se présentant abusivement comme des médias en ligne et diffusant des informations non vérifiées, mensongères ou diffamatoires.
Selon la HAMA, cette situation porte atteinte à l’honneur des citoyens ainsi qu’à l’image des institutions de la République. L’institution estime que ces dérives fragilisent la crédibilité de l’information et contribuent à la propagation de la désinformation dans l’espace public.
Le régulateur attire également l’attention sur le non-respect, par plusieurs journaux imprimés, des obligations légales relatives au dépôt légal. Cette formalité, pourtant imposée par les textes en vigueur, demeure insuffisamment observée, ce qui constitue un manquement aux exigences réglementaires du secteur.
Face à ces constats, la HAMA rappelle aux professionnels des médias que la liberté de la presse s’exerce dans le respect des lois, ainsi que des règles d’éthique et de déontologie qui encadrent le journalisme au Tchad. Elle invite l’ensemble des acteurs du secteur à se conformer strictement au Code d’éthique et de déontologie du journaliste tchadien ainsi qu’aux textes législatifs et réglementaires régissant l’information et la communication.
Concernant les infractions commises sur les plateformes numériques, la HAMA précise que leur répression ne relève pas, à ce jour, de sa compétence. Elle souligne que ces faits sont prévus et sanctionnés par le Code pénal ainsi que par la législation sur la cybercriminalité, leur traitement relevant exclusivement des autorités judiciaires.
En conclusion, l’autorité de régulation affirme qu’elle se réserve le droit de prendre toutes les mesures prévues par la loi afin de faire cesser toute publication ou diffusion de contenus contraires aux dispositions légales et aux bonnes pratiques qui encadrent l’exercice du journalisme au Tchad. Ce rappel intervient dans un contexte marqué par une vigilance accrue des autorités face aux défis posés par la désinformation et aux exigences de professionnalisation du paysage médiatique national.


