L’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET) a réagi, à travers un communiqué publié le 5 août 2026, aux récentes décisions prises par la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA). Tout en saluant la volonté de l’institution de régulation d’assainir le paysage médiatique, l’organisation insiste sur la nécessité de distinguer les initiatives visant à lutter contre les dérives numériques du travail des médias professionnels.
Dans sa déclaration, l’AMET estime que la lutte contre la prolifération des fausses pages sur les réseaux sociaux constitue une démarche importante pour restaurer la crédibilité de l’information. Toutefois, elle rappelle que cette action ne doit pas être assimilée aux activités de la presse en ligne légalement établie, qui exerce dans le respect des lois et des règles déontologiques en vigueur.
L’association s’est également prononcée sur la décision de suspendre les demandes de création de nouveaux médias. Si elle dit en prendre acte, elle souligne que cette mesure doit s’accompagner de garanties en faveur de la liberté de la presse, du droit d’informer et du droit des citoyens à accéder à une information pluraliste, diversifiée et indépendante. Pour l’AMET, le développement d’une presse en ligne dynamique et innovante demeure un enjeu essentiel pour le renforcement de la démocratie et de la participation citoyenne.
Enfin, l’organisation réaffirme son attachement aux principes de la liberté de la presse et se dit disposée à accompagner toutes les initiatives susceptibles de renforcer un environnement médiatique responsable, crédible et respectueux des standards professionnels. À travers cette prise de position, l’AMET plaide pour un équilibre entre la régulation du secteur et la préservation des libertés fondamentales qui garantissent l’exercice du métier de journaliste.





