L’Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP) a exprimé de vives inquiétudes concernant l’état de santé de son président, Max Kemkoye, ainsi que les conditions de détention de cinq responsables politiques de l’opposition incarcérés depuis plus de deux mois à la maison d’arrêt de Klessoum.
Dans un communiqué rendu public, le parti affirme que Max Kemkoye est tombé gravement malade dans la nuit du 25 au 26 juin 2026, évoquant des conditions de détention « très dégradées », notamment une forte présence de bactéries dans les cellules. Selon l’UDP, cette dégradation serait survenue peu après une fouille musclée de leur cellule, sans qu’aucune précision officielle n’ait été apportée sur les faits.
Le parti indique avoir saisi le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire et s’est associé aux démarches engagées par la Ligue tchadienne des droits de l’homme (LTDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), afin d’attirer l’attention sur la situation des détenus.
L’UDP rappelle par ailleurs qu’une demande de mise en liberté provisoire pour raisons de santé, introduite le 19 mai 2026 par les avocats des cinq opposants, est toujours pendante. Le parti appelle le procureur général à y donner une suite favorable, invoquant le droit fondamental des détenus à recevoir des soins médicaux adéquats.
Dans son communiqué signé par le premier vice-président Rahma Zakaria Rahma, l’UDP avertit qu’un éventuel refus de prise en charge médicale en cas d’aggravation de l’état de santé de Max Kemkoye engagerait la responsabilité des autorités compétentes. Le texte se conclut par une formule forte : « Être opposant ne doit pas être un crime. »




