Dans son Rapport Annuel 2025, l’organisation internationale Sahara Conservation dresse le bilan d’une année marquée par des avancées significatives en matière de protection de la faune et des écosystèmes sahélo-sahariens, notamment au Tchad et au Niger.
Malgré un contexte environnemental et logistique toujours complexe, les actions menées en 2025 confirment la pertinence d’une approche scientifique de la conservation, appuyée par la collaboration avec les communautés locales. Au total, 54 animaux ont été relâchés avec succès dans la nature au sein de la Réserve de faune de Ouadi Rimé–Ouadi Achim, au Tchad, tandis que 97 espèces végétales ont été recensées lors de missions botaniques, enrichissant les connaissances sur cet écosystème fragile. Au Niger, 9 autruchons d’Afrique du Nord ont été transférés vers la Réserve de biosphère de Gadabedji en vue de futures réintroductions.
Au-delà des chiffres, 2025 a également été marquée par la signature d’un accord de gestion sur dix ans pour la Réserve de faune de Ouadi Rimé–Ouadi Achim, une étape stratégique pour la consolidation des efforts de conservation à long terme dans l’une des plus vastes aires protégées d’Afrique.
Les programmes ont aussi mis en lumière la situation critique de certaines espèces emblématiques comme l’oryx algazelle, l’addax, la gazelle dama ou encore l’autruche d’Afrique du Nord. Si des progrès sont observés dans leur rétablissement progressif, les données de terrain révèlent également des menaces persistantes, notamment sur les populations de vautours, fortement fragilisées.
Sur le plan social, la sensibilisation des jeunes demeure un pilier central des interventions. En 2025, 1 640 enfants ont bénéficié de fournitures scolaires et d’actions éducatives liées à l’environnement, renforçant leur lien avec la nature. Ces initiatives ont été complétées par des activités communautaires et sportives ainsi que des missions de santé dans des zones reculées, contribuant à renforcer la résilience des populations locales.
Pour les responsables de Sahara Conservation, ces résultats illustrent une dynamique encourageante mais fragile : la restauration des écosystèmes désertiques est en cours, mais elle reste dépendante d’un engagement durable et coordonné.
En appelant à la poursuite des efforts conjoints, l’organisation réaffirme son ambition : préserver un patrimoine naturel unique et contribuer à faire du Sahara et du Sahel des espaces de vie durables pour la faune comme pour les communautés humaines.




