L’atelier d’information, de formation et de plaidoyer initié par la Coalition des femmes tchadiennes médiatrices pour la paix durable (CFTMPD) s’est achevé ce jeudi à Sil, avec un appel fort à l’action en faveur d’une paix durable à N’Djamena et dans les provinces. Après trois jours d’échanges, les participants ont adopté une série de résolutions visant à renforcer la mise en œuvre des agendas « Femmes, Paix et Sécurité » et « Jeunesse, Paix et Sécurité », en misant sur une implication accrue des femmes et des jeunes dans les mécanismes locaux de prévention et de gestion des conflits.

Dans son mot de clôture, la présidente de la coalition, Achta Djibrine Sy, a salué « la richesse et la diversité des échanges », ainsi que l’assiduité des participants tout au long des travaux. Elle les a exhortés à mettre en pratique les compétences acquises et à les relayer au sein de leurs communautés respectives, soulignant l’urgence de consolider la cohésion sociale. « Pour que plus jamais le sang ne coule au Tchad et dans le Sahel », a-t-elle insisté, appelant à une mobilisation collective et durable.

Clôturant officiellement la session, le Secrétaire technique permanent de la résolution 1325 au ministère de la Femme et de la Petite Enfance a, pour sa part, assuré que les recommandations formulées seront transmises aux autorités compétentes. Il a également réaffirmé la disponibilité du gouvernement à accompagner les initiatives locales de médiation, en soutenant notamment les efforts visant à faciliter la mise en œuvre des actions issues de l’atelier.

Au-delà des discours, les participants repartent avec une feuille de route claire, axée sur la création de comités locaux de dialogue, le renforcement des capacités en médiation et la promotion d’une participation inclusive dans les instances décisionnelles. Autant de leviers que les acteurs espèrent voir se déployer rapidement à N’Djamena comme dans les provinces, pour faire des communautés des piliers actifs de la paix durable au Tchad.




