Mali : la Maison de la Presse appelle à une responsabilité accrue des médias dans un contexte sécuritaire tendu

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée ce 3 mai 2026, la Maison de la Presse du Mali a publié une déclaration marquée par un ton à la fois solennel et engagé, dans un contexte national fragilisé par des attaques terroristes récentes.

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée ce 3 mai 2026, la Maison de la Presse du Mali a publié une déclaration marquée par un ton à la fois solennel et engagé, dans un contexte national fragilisé par des attaques terroristes récentes.

Dans ce message signé depuis Bamako, l’organisation faîtière des médias maliens rend d’abord hommage aux victimes des violences qui ont endeuillé le pays, tout en exprimant sa solidarité envers les familles touchées et l’ensemble du peuple malien. Elle salue également le courage des journalistes qui continuent d’exercer leur métier malgré les risques, contribuant ainsi à maintenir le lien social et à éclairer l’opinion publique.

Face à la gravité de la situation, la Maison de la Presse affirme que cette édition 2026, placée sous le thème international « Façonner un avenir en paix », impose une réflexion profonde sur le rôle des médias dans la prévention des conflits et la consolidation du vivre-ensemble. Elle appelle à privilégier des commémorations sobres, axées sur le recueillement et l’engagement pour la paix.

Sur le plan des libertés, l’institution plaide pour la libération du journaliste Youssouf Sissoko et insiste sur le respect strict de la législation en vigueur en matière de presse, notamment la loi du 7 juillet 2000 encadrant les délits de presse. Elle exhorte également les autorités à intensifier les efforts pour retrouver les journalistes enlevés et à faire toute la lumière sur l’affaire Birama Touré.

Dans un appel appuyé aux professionnels des médias, la Maison de la Presse met en garde contre les dérives informationnelles en période de crise. Elle insiste sur la nécessité de faire de la vérité une exigence absolue, de lutter activement contre la désinformation et de refuser le sensationnalisme. L’organisation invite les journalistes à promouvoir des contenus favorisant la paix, l’unité nationale et le respect des droits humains, tout en veillant à une stricte distinction entre faits et opinions.

Elle attire également l’attention sur les responsabilités accrues liées à l’usage des plateformes numériques, appelant à y appliquer les mêmes standards déontologiques que dans les médias traditionnels.

Rappelant que la liberté de la presse constitue un pilier fondamental de la démocratie et de l’État de droit, la Maison de la Presse souligne que celle-ci doit s’exercer avec rigueur et responsabilité, particulièrement dans un contexte où l’information peut influencer fortement les comportements collectifs.

Enfin, l’organisation réaffirme son engagement en faveur d’une presse libre, indépendante et professionnelle, capable de contribuer à la paix, à la justice et au respect des droits humains. Elle appelle l’ensemble des acteurs des médias à se mobiliser autour des valeurs éthiques de leur métier pour « façonner un avenir de paix » au Mali.

La déclaration est signée par son président, El Hadj Bandiougou Dante, Chevalier de l’Ordre national.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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