La Commission Nationale des Droits de l’Homme a exprimé sa vive indignation à la suite de l’attaque terroriste perpétrée dans la nuit du 4 au 5 mai 2026 contre une base militaire située à Barka Tolorom, dans la province du Lac. L’assaut, attribué au groupe Boko Haram, a suscité une profonde émotion au sein de l’institution chargée de veiller au respect des droits fondamentaux au Tchad.
Dans un communiqué publié le 6 mai depuis N’Djamena, la Commission condamne « avec la plus grande fermeté » cet acte qu’elle qualifie d’odieux, soulignant qu’il constitue une violation grave du droit à la vie ainsi qu’une menace directe contre la paix et la sécurité. Face à cette nouvelle attaque dans une région régulièrement ciblée par les groupes armés, la CNDH appelle à une réponse à la fois ferme et respectueuse des normes internationales.
L’institution insiste en effet sur la nécessité d’inscrire la lutte contre le terrorisme dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Elle exhorte les autorités à intensifier leurs efforts pour garantir la protection des civils, renforcer le dispositif sécuritaire et traduire en justice les responsables de ces violences.
Dans ce contexte marqué par le deuil, la Commission rend hommage aux soldats tombés lors de l’attaque, saluant leur engagement au service de la nation. Elle adresse également ses condoléances aux familles des victimes et exprime son soutien aux forces de défense et de sécurité engagées sur le terrain. Des vœux de prompt rétablissement ont par ailleurs été formulés à l’endroit des militaires blessés, actuellement pris en charge.
Cette nouvelle attaque rappelle la persistance de la menace terroriste dans la région du Lac, où les incursions de groupes armés continuent de mettre à rude épreuve les capacités sécuritaires et la résilience des populations locales.



