Le Parti Socialiste Sans Frontières est monté au créneau après la condamnation à huit ans de prison ferme de plusieurs leaders politiques membres de l’ex-GCAP. Dans un communiqué publié le 8 mai 2026 à N’Djamena, le parti exprime sa « profonde préoccupation » face à ce qu’il qualifie de « procès expéditif » visant à museler les voix critiques de l’opposition.
Le PSF estime que cette décision judiciaire constitue une instrumentalisation de la justice tchadienne au profit du pouvoir en place. Le parti dénonce notamment « la fabrication de toutes pièces des chefs d’accusation » retenus contre les responsables politiques condamnés, affirmant que leur seul tort aurait été d’exercer leurs droits et libertés garantis par la Constitution.
Dans son communiqué, la formation politique condamne également ce qu’elle considère comme une prise de contrôle de l’appareil judiciaire par le pouvoir du MPS, sous l’influence du président Mahamat Idriss Déby Itno. Le texte accuse les autorités de chercher à intimider l’opposition et à réduire au silence toute voix discordante dans le pays.
Le PSF appelle par ailleurs à la libération immédiate et sans condition des leaders politiques condamnés. Le parti exhorte aussi la communauté nationale et internationale à se mobiliser pour la défense des libertés fondamentales et de l’État de droit au Tchad.
Enfin, le communiqué invite les militants, sympathisants et acteurs politiques à rester mobilisés face à ce que le PSF décrit comme une gouvernance imposée « par la force des armes », estimant que la cohésion nationale, la justice équitable et le dialogue inclusif demeurent les seules voies pour préserver la stabilité du pays.



