Alors que la hausse des prix des carburants nourrit la colère en France et que des violences ont éclaté en marge des manifestations contre la vie chère, Emmanuel Macron a entamé, ce lundi 19 octobre 2026, une tournée diplomatique dans quatre pays du Golfe. Un déplacement qui intervient dans un contexte de fortes attentes envers les autorités françaises.
Le président français Emmanuel Macron a entamé lundi une tournée dans le Golfe, avec des étapes prévues au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar. Il est accompagné, selon les informations rapportées, du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, ainsi que d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées.
Ce déplacement diplomatique intervient dans un climat intérieur tendu, marqué par la flambée des prix des carburants et la mobilisation de citoyens contre la vie chère. Alors que le chef de l’État poursuit ses engagements à l’étranger, les conséquences des récentes manifestations continuent de susciter des interrogations sur la gestion de l’ordre public et la réponse gouvernementale aux revendications sociales.
Près de 2 400 interpellations après les violences
Les manifestations du 17 octobre contre la vie chère ont été marquées par de graves débordements dans plusieurs villes françaises. À Limoges, l’hôtel de ville a été incendié, tandis que d’autres bâtiments publics et commerces ont été dégradés ou pillés. Selon le ministère français de l’Intérieur, 2 397 personnes ont été interpellées au cours de cette journée, durant laquelle près d’un millier de policiers et de gendarmes ont également été blessés.
Dans son allocution télévisée du dimanche 18 octobre, Emmanuel Macron a condamné les violences et promis que leurs auteurs seraient traduits en justice. Il a mis en cause des groupes d’ultragauche et des délinquants, tout en soulignant la nécessité de distinguer les actes de vandalisme des revendications légitimes des manifestants. Le président a également promis la transparence sur les conditions dans lesquelles les forces de l’ordre ont été déployées.
Laurent Nuñez maintenu malgré les critiques
La gestion sécuritaire de ces manifestations place également le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, sous pression. Celui-ci a proposé sa démission, mais Emmanuel Macron l’a refusée et lui a demandé de poursuivre sa mission. Cette décision intervient alors que des élus locaux et des responsables politiques réclament des explications sur l’anticipation des violences et les moyens mobilisés pour y faire face.
La tournée présidentielle dans le Golfe se déroule ainsi parallèlement à une séquence délicate pour l’exécutif français. Entre tensions liées au coût de la vie, interrogations sur le maintien de l’ordre et enjeux énergétiques, Emmanuel Macron doit poursuivre ses engagements diplomatiques tandis que le gouvernement est attendu sur les réponses à apporter à la crise sociale et sur les circonstances des débordements du 17 octobre.





