Le Mali et le Sénégal affichent une volonté commune de resserrer leurs liens face aux défis sécuritaires et économiques du Sahel. En visite d’amitié, de travail et de solidarité à Bamako ce mardi 28 juillet 2026, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été reçu avec les honneurs militaires par le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, au Palais de Koulouba.
Cette rencontre, placée sous le signe de la fraternité entre les deux États, a débuté par un hommage appuyé aux victimes des récentes attaques terroristes au Mali. Au nom du peuple sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a présenté ses condoléances aux autorités maliennes et aux familles endeuillées, tout en condamnant avec fermeté des actes qu’il a qualifiés de « lâches et barbares ». Il a également salué le courage des forces armées maliennes engagées dans la lutte contre le terrorisme.
Les échanges entre les deux chefs d’État, d’abord en tête-à-tête puis élargis aux délégations officielles, ont essentiellement porté sur les défis sécuritaires qui touchent l’ensemble de la sous-région. Les dirigeants ont convenu que la menace terroriste dépasse les frontières nationales et nécessite une réponse collective, fondée sur une coopération renforcée entre les États et les organisations régionales.
Au-delà des questions sécuritaires, Bamako et Dakar ont exprimé leur ambition d’intensifier leur partenariat économique. Les discussions ont notamment porté sur le renforcement de la coopération au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal. Les deux présidents souhaitent également consulter leurs homologues afin d’organiser prochainement un sommet consacré à la coopération monétaire, au développement économique et à la gestion concertée des ressources en eau.
À travers cette visite, le Sénégal réaffirme son soutien au Mali dans un contexte régional marqué par l’insécurité. Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité de préserver les liens historiques et culturels qui unissent leurs peuples, estimant qu’une solidarité renforcée constitue l’un des principaux leviers pour relever les défis du Sahel et favoriser une intégration régionale durable.




