La récente décision municipale visant à sanctionner les personnes surprises en train d’uriner sur la voie publique continue de susciter des réactions au sein de l’opinion. Parmi les voix qui se sont exprimées figure celle d’Ahmat Yacoub Dabio, qui appelle les autorités à privilégier des solutions durables fondées sur les infrastructures plutôt que sur la seule répression.
Selon lui, la lutte contre l’insalubrité urbaine ne peut être efficace sans la mise à disposition d’équipements adaptés aux besoins des citoyens. « Qui, parmi ceux qui disposent de 30 000 francs en poche, choisirait d’uriner dans la rue ? », s’interroge-t-il, estimant que le manque de toilettes publiques constitue l’une des principales causes de ce comportement.
Ahmat Yacoub Dabio recommande ainsi aux municipalités de s’inspirer d’expériences réussies observées dans plusieurs pays africains, notamment au Rwanda, où des toilettes publiques modernes et accessibles sont installées dans les espaces urbains. Il suggère qu’une contribution modique soit demandée aux usagers afin de financer l’entretien et le nettoyage de ces infrastructures.
Pour cet observateur, la préservation de la propreté des villes repose sur un équilibre entre sensibilisation, aménagement urbain et sanctions. Il estime que les mesures coercitives, bien qu’utiles, ne sauraient produire des résultats durables sans un investissement préalable dans des services publics adaptés.
Cette prise de position relance le débat sur les moyens les plus efficaces pour améliorer l’hygiène et l’assainissement dans la capitale, alors que les autorités municipales multiplient les initiatives pour renforcer la salubrité publique.



