La réaction au retrait du Tchad de la Cour pénale internationale (CPI) continue de susciter des prises de position. Dans une déclaration rendue publique, le président de la Convention africaine pour l’action sociale et civique (CASAC), Dr Mahmoud Ali Seid, a apporté son soutien sans réserve à la décision des autorités tchadiennes, qu’il considère comme un acte fort de souveraineté nationale.
Selon lui, le Tchad, en tant qu’État indépendant, est pleinement en droit de choisir les mécanismes de justice qu’il juge conformes à ses intérêts et à ses institutions. Il estime que le pays dispose d’un appareil judiciaire capable d’assurer le traitement des affaires relevant de sa compétence, sans dépendre d’une juridiction internationale dont il remet en cause l’impartialité.
Le président de la CASAC critique vivement le fonctionnement de la CPI, qu’il accuse d’appliquer une justice « à géométrie variable » à travers des décisions qu’il qualifie de sélectives. À ses yeux, cette institution a progressivement perdu sa crédibilité auprès de nombreux États et peuples, en raison de ce qu’il considère comme des insuffisances dans son action et son traitement des dossiers.
Pour Dr Mahmoud Ali Seid, le retrait du Tchad constitue ainsi une décision « méritoire », traduisant la volonté des autorités de reprendre pleinement en main leur destin judiciaire. Il souligne que cette orientation s’inscrit dans une dynamique observée chez plusieurs États qui revendiquent une plus grande autonomie dans la gestion de leurs affaires judiciaires.
En réaffirmant son soutien au gouvernement, la CASAC considère que cette décision marque un rejet d’une justice internationale perçue comme biaisée et une affirmation de la souveraineté du Tchad dans l’administration de sa justice.




