La décision du conseil de discipline du Lycée d’Enseignement Technique Commercial (LETCOM) de Moundou d’exclure définitivement dix élèves impliquées dans une vidéo controversée continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique et de la communauté éducative. Parmi les voix qui se sont exprimées figure celle du professeur de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), Frédéric Djas, qui appelle à une approche davantage pédagogique dans le traitement de cette affaire.
Dans une réaction rendue publique, l’enseignant affirme prendre acte de la décision des autorités scolaires, tout en reconnaissant la nécessité pour l’administration de préserver les valeurs éducatives, le respect de l’institution scolaire et l’image de l’établissement. Toutefois, il rappelle que les jeunes filles concernées restent des adolescentes en phase d’apprentissage et de formation.
Selon lui, plusieurs informations indiquent que les élèves auraient reconnu leur faute et présenté des excuses, soutenant que la vidéo incriminée n’était pas destinée à une diffusion publique. Pour le professeur, si l’utilisation de la tenue scolaire dans des contenus jugés contraires aux principes éducatifs mérite effectivement une sanction, celle-ci devrait tenir compte des enjeux liés au maintien des jeunes filles dans le système éducatif.
L’enseignant estime ainsi que des sanctions graduelles auraient pu être envisagées, notamment un blâme, une suspension temporaire, un suivi éducatif renforcé, un engagement écrit des élèves et de leurs parents ou encore un accompagnement pédagogique adapté. Des mesures qui, selon lui, permettraient aux concernées de prendre conscience de la gravité de leurs actes sans compromettre définitivement leur avenir scolaire.
Dans un esprit qu’il qualifie d’« apaisement, de responsabilité et d’éducation », Frédéric Djas lance un appel respectueux à l’administration du LETCOM afin qu’elle réexamine cette décision « avec discernement et dans l’intérêt supérieur de l’éducation des jeunes filles ».



