Tchad: Me Djimrambaye Bourngar appelle le ministre de la Sécurité publique à démissionner

Dans une lettre ouverte au ton particulièrement virulent publiée le 24 mai 2026 à N’Djamena, Djimrambaye Bourngar s’en prend frontalement au ministre tchadien de la Sécurité publique après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. L’auteur dénonce des propos qu’il juge attentatoires à l’État de droit et aux institutions judiciaires du pays, notamment après des déclarations du ministre relatives à un litige foncier et à une ordonnance de justice.

Dans une lettre ouverte au ton particulièrement virulent publiée le 24 mai 2026 à N’Djamena, Djimrambaye Bourngar s’en prend frontalement au ministre tchadien de la Sécurité publique après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. L’auteur dénonce des propos qu’il juge attentatoires à l’État de droit et aux institutions judiciaires du pays, notamment après des déclarations du ministre relatives à un litige foncier et à une ordonnance de justice.

Dans cette correspondance, Me Bourngar critique avec fermeté les déclarations attribuées au membre du gouvernement, accusé d’avoir publiquement remis en cause l’autorité des décisions judiciaires au profit d’un plan cadastral. L’avocat estime que ces propos traduisent une méconnaissance grave de la hiérarchie des normes et des principes fondamentaux de la justice. Il s’indigne également de l’appel lancé par le ministre à « déchirer » une ordonnance de justice, considérant qu’un tel comportement constitue une atteinte directe au pouvoir judiciaire et à la crédibilité des institutions de la République.

L’auteur de la lettre reproche aussi au ministre d’avoir qualifié certains magistrats de « corrompus », estimant que cette sortie dépasse la simple critique individuelle pour viser l’ensemble du corps judiciaire tchadien. Selon lui, ces déclarations exposent le pays à une image dégradante sur la scène internationale et témoignent d’un malaise institutionnel profond.

Estimant que le ministre a atteint les limites de l’acceptable dans l’exercice de ses fonctions, Me Bourngar lui demande de quitter son poste afin de « préserver le peu de dignité qui reste au Tchad ». Il évoque également d’éventuelles infractions liées à l’immixtion dans les fonctions judiciaires et conclut sa lettre par une formule amère : « Pauvre Tchad ! ». Cette sortie publique intervient dans un contexte où les débats autour de l’indépendance de la justice et de la gestion des conflits fonciers suscitent de vives réactions au sein de l’opinion publique tchadienne.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
Articles: 2793

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *