Un fœtus âgé d’environ sept mois a été exhumé ce samedi à Sarh, dans la province du Moyen-Chari, à la suite d’un présumé cas d’avortement clandestin survenu dans le quartier 15 Ans, situé dans le deuxième arrondissement de la ville.
Selon des sources concordantes, une adolescente de 15 ans, enceinte de plusieurs mois, aurait interrompu sa grossesse avant d’enterrer le fœtus dans la concession de sa grand-mère dans la soirée du 12 juin. L’affaire a été révélée à la suite d’investigations menées par les services de sécurité.
Le commandant de la compagnie de gendarmerie du Barh-Kôh, le capitaine Mahamat Idriss Adouma, a indiqué que l’enquête a permis l’interpellation de la jeune fille ainsi que de plusieurs autres personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire. Selon ses déclarations, l’adolescente aurait expliqué son geste par les difficultés qu’elle rencontrait pour assurer sa propre prise en charge ainsi que celle de l’enfant à naître.
L’exhumation du fœtus a été réalisée par les services municipaux de la voirie en présence des autorités compétentes, dans le cadre des constatations nécessaires à l’enquête judiciaire.
À l’issue des opérations, le procureur général près le Tribunal de grande instance de Sarh, Abdoulkerim Ibrahim Baraka, a ordonné la réinhumation du fœtus dans le respect de la dignité humaine. Les différentes personnes concernées ont également été entendues à la brigade territoriale de gendarmerie.
L’enquête se poursuit et les suites judiciaires de cette affaire dépendront notamment des conclusions du procès-verbal établi par les officiers de police judiciaire.




