À quelques jours de la célébration de la Fête de la Musique prévue le 21 juin, le sénateur tchadien Abderaman Koulamallah a exprimé ses réserves sur les conditions de participation fixées par le ministère du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat. Dans une tribune intitulée « Faisons de la musique, pas de l’administratif ! », il estime que les critères imposés aux artistes s’éloignent de l’esprit originel de cette manifestation culturelle internationale. Selon lui, la demande d’un album, d’un EP, d’un press-book ainsi que la participation obligatoire à une journée de réflexion risque d’exclure de nombreux talents émergents, artistes traditionnels et groupes populaires qui contribuent pourtant à la vitalité culturelle du pays.
Pour le sénateur, la Fête de la Musique doit demeurer un espace d’expression libre, gratuit et accessible à tous, conformément à sa vocation universelle. Il appelle les autorités à privilégier un rôle de facilitation en garantissant l’encadrement sécuritaire et logistique des activités plutôt qu’en restreignant l’accès à l’événement. Abderaman Koulamallah souligne également l’importance d’accorder une place centrale aux chanteurs, danseurs et troupes folkloriques, gardiens du patrimoine culturel immatériel tchadien. Il plaide ainsi pour que les rues, places publiques, établissements scolaires et centres culturels deviennent, le temps d’une journée, des scènes ouvertes où toutes les expressions artistiques du pays pourraient se rencontrer dans un esprit de fraternité, de diversité culturelle et de vivre-ensemble. Selon lui, le Tchad gagnerait à faire du 21 juin une véritable fête populaire nationale, rapprochant la musique du peuple et célébrant la richesse culturelle de toutes ses communautés.




