Tchad : Me Laguerre Djerandi alerte sur les menaces pesant sur l’État de droit

Dans un contexte politique marqué par des tensions et des arrestations d’acteurs publics, l’avocat tchadien Laguerre Djerandi tire la sonnette d’alarme sur ce qu’il considère comme des dérives préoccupantes pour l’État de droit. Dans une analyse dense, il rappelle que celui-ci repose sur des principes fondamentaux non négociables : la suprématie de la loi, l’égalité des citoyens devant celle-ci, la séparation des pouvoirs, ainsi que l’indépendance de la justice et la protection des libertés fondamentales.

Dans un contexte politique marqué par des tensions et des arrestations d’acteurs publics, l’avocat tchadien Laguerre Djerandi tire la sonnette d’alarme sur ce qu’il considère comme des dérives préoccupantes pour l’État de droit. Dans une analyse dense, il rappelle que celui-ci repose sur des principes fondamentaux non négociables : la suprématie de la loi, l’égalité des citoyens devant celle-ci, la séparation des pouvoirs, ainsi que l’indépendance de la justice et la protection des libertés fondamentales.

Pour l’homme de droit, ces principes ne doivent pas rester théoriques. Un pays peut disposer d’un arsenal juridique sans pour autant garantir un véritable État de droit, notamment lorsque les lois sont détournées à des fins de répression ou de consolidation du pouvoir. Il met en garde contre des menaces souvent silencieuses mais cumulatives, susceptibles d’éroder progressivement les fondements démocratiques.

Parmi ces risques, Me Djerandi cite notamment les atteintes à l’indépendance de la justice, la concentration excessive du pouvoir exécutif, ou encore l’instrumentalisation des forces de sécurité et de la justice pénale. Il évoque à ce titre les arrestations ciblées et les détentions arbitraires, qu’il interprète comme des signaux politiques visant à dissuader toute contestation et à instaurer un climat de peur.

L’avocat pointe également du doigt les entraves au processus démocratique, telles que les restrictions imposées aux partis politiques et à la société civile, ainsi que les atteintes aux libertés d’expression et d’association. À cela s’ajoutent, selon lui, la corruption, l’impunité et le relâchement des engagements internationaux, autant de facteurs qui fragilisent la crédibilité institutionnelle et la confiance des partenaires extérieurs.

Au-delà du constat, Me Djerandi met en lumière les conséquences potentielles de ces dérives. Sur le plan interne, elles pourraient accentuer la défiance des citoyens envers les institutions et favoriser un durcissement des positions. À l’international, elles risquent d’alimenter l’image d’un recul démocratique. Il évoque même un effet paradoxal : la possibilité d’une radicalisation de certains acteurs face à la fermeture de l’espace d’expression.

Face à ces enjeux, l’avocat appelle à une ouverture du débat public et à un renforcement des mécanismes de contrôle citoyen. Pour lui, seule une gouvernance fondée sur le respect des libertés et la transparence peut garantir la stabilité durable et préserver les acquis démocratiques.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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